Histoire mondiale de la France

Billet mis en ligne le 28.01 2017
« Ce ne serait pas trop de l’histoire du monde pour expliquer la France ». Cette phrase de Jules Michelet*, Patrick Boucheron (voir notre entretien) aime à la citer. Parce qu’elle fait écho à sa recherche d’historien. Ce professeur au collège de France a dirigé une Histoire mondiale de la France, un volumineux ouvrage (800 pages) collectif** qui vient de paraître aux éditions du Seuil.

Histoire mondiale de la France

« Ce ne serait pas trop de l’histoire du monde pour expliquer la France ».  Cette phrase de Jules Michelet*, Patrick Boucheron aime à la citer. Parce qu’elle fait écho à sa recherche d’historien. Ce professeur au collège de France a dirigé une Histoire mondiale de la France, un volumineux ouvrage (800 pages) collectif** qui vient de paraître aux éditions du Seuil.

De quoi s’agit-il ? Il s’agit d’une histoire de France, de toute la France, en très longue durée qui mène de la grotte Chauvet aux événements de 2015. « Une histoire qui ne s’embarrasse pas plus de la question des origines que de celle de l’identité, mais prend au large le destin d’un pays qui n’existe pas séparément du monde, même si parfois il prétend l’incarner tout entier. Une histoire qui n’abandonne pas pour autant la chronologie ni le plaisir du récit, puisque c’est par dates qu’elle s’organise et que chaque date est traitée comme une petite intrigue. L’enjeu de cet ouvrage est clair : « il s’agit de prendre la mesure d’une histoire mondiale de la France, c’est-à-dire de raconter la même histoire – nul contre-récit ici – qui revisite tous les lieux de mémoire du récit national, mais pour la déplacer, la dépayser et l’élargir. En un mot : la rendre simplement plus intéressante ! »

Ce livre est joyeusement polyphonique. Espérons qu’un peu de cette joie saura faire front aux passions tristes du moment.

*Jules Michelet, Introduction à l’histoire universelle (1831)

**Coordination : Nicolas Delalande est professeur associé au Centre d'histoire de Sciences Po ; Florian Mazel est professeur à l’université Rennes 2 ; Yann Potin est chargé d'études documentaires aux Archives nationales ; Pierre Singaravélou est professeur à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne.

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